La Nuit a dévoré le monde - Pit Agrmen (aka Martin Page)

Editeur: Robert Laffont
Année d'édition V.O.: 2012
Genre: horreur
186 pages

Quatrième de couverture :
Depuis longtemps,l'homme a atteint le stade ultime de la décadence et de la cruauté. Il n'y avait sans doute qu'un pas pour qu'il se transforme en monstre...

Une épidémie a changé la plupart des êtres humains en créatures démoniaques, avides de chair et de sang. On a vite compris leur nature : ce sont des zombies. Rien n'a pu les arrêter, ni la police, ni l'armée. Ils ont tout ravagé.
Antoine Verney est un survivant par hasard. Il n'a rien d'un héros. Il se retrouve à la fois prisonnier et protégé dans un immeuble parisien, alors que dans les rues les morts-vivants pourchassent les derniers humains.
Du haut de sa tour, tel Robinson sur son île, Antoine apprend à survivre et se confronte à la terreur. Armé d'un fusil, il découvre avec surprise qu'il peut tuer et qu'il a même un certain talent pour ça.
C'est un double combat qu'il va devoir mener, pour s'inventer une nouvelle vie et ne pas sombrer dans la folie.

Ma chronique :
Et encore un petit coup de cœur! Pas un gros coup de cœur, un livre qu'on recommanderait tellement partout que les gens voudraient nous fusiller pour qu'on se taise. Mais une lecture fort agréable quand même.

   Je lis rarement des histoires de zombies (la première depuis presque 10 ans), non pas que je n'aime pas ça, mais je n'y pense pas vraiment et j'ai toujours un peu peur de relire les même trucs, clichés et compagnie. Et puis, je suis tombée sur ce livre.
   Alors, bien entendu, c'est truffé de clichés, comme la plupart des livres, films ou séries de zombies. Ça grogne, bave et se décompose dans tous les sens, ils sont complètement cons et gauches, etc. Mais la particularité de ce roman est que le personnage principal daigne sortir de son immeuble pour s'aventurer en ville qu'à plus de 90% du livre (j'ai l'ebook). Et ce, sans que ce soit chiant ou longuet. Le roman est écrit comme un journal de bord.
   Le personnage principal, Antoine Verney, est invité à une soirée bien arrosée. Il part se coucher dans un petit salon ou une chambre (je ne sais plus exactement) et le lendemain matin en se levant il constate l'étendu des dégâts dans l'appartement : un bain de sang mais aucun corps. La nuit a donc dévoré le monde. Il s'installe alors dans cet appartement, le barricade, le nettoie et le range. Il est écrivain et écris chaque semaine ce qu'il fait de ses journées et rapporte ses pensées parfois intimes sur ce qui lui arrive et au monde. Il reste cloîtré ici pendant environ 5 mois jusqu'à ce qu'un événement le pousse finalement à sortir de chez lui.

   Ce livre a vraiment été une bonne surprise. Je me suis retrouvée dans pas mal de passage, et l'auteur m'a presque convaincue qu'une épidémie serait la bienvenue sur Terre histoire de purger un coup la planète de la race humaine. Cette épidémie, vue par Antoine, sonne un peu comme une guérison à long terme de la planète. La nature reprend enfin ses droits, et ce grâce à une espèce qui ne cherche pas à étudier ou élever pour se nourrir l'homme, juste à l'exterminer. Je n'aimerais pas vivre une telle situation, bien entendu, mais je ne peux pas m'empêcher de penser que ça ferait un grand bien quand même.
   J'ai corné pas mal de page pendant ma lecture. Même bien plus que d'habitude, pour les raisons expliquées juste au dessus. J'aimerais pouvoir lire davantage de livres de ce genre, alors si vous avez quelques suggestions, je suis évidemment preneuse. ;-)


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Après une pause, pas faite exprès mais par manque de temps, ça fait du bien de reprendre la lecture. Je suis d'autant plus motivée à lire et tenter de liquider ma PAL, qui s'élève maintenant à 62 livres... Il faut vraiment que je me bouge les yeux!
J'avance pas beaucoup dans mon challenge ABC sur Livraddict non plus, mais je vais œuvrer (et ruser) pour le terminer à temps. Je pense que je vais lire davantage de petits romans, histoire d'en faire un max avant la fin de l'année :-D

Sur ce, je file lire quelques pages avant d'aller dormir (et manger aussi bien sûr !)
A bientôt !

Quelques pages cornées

24 mars
"Je suis un des derniers du quartier (de la ville?) à leur avoir échappé. Ils ne veulent pas laisser la moindre miette sur la table. L'extinction de l'espèce humaine leur importe peu. Ils ne vont pas nous préserver comme une espèce en danger. Ils ne vont pas nous parquer dans des réserves naturelles ou nous élever dans des poulaillers à ciel ouvert pour avoir toujours de la chaire fraîche. Ils n'ont pas d'autre plan que de nous bouffer jusqu'au dernier."

6 avril
"Le suicide me semblait une option de plus en plus évidente. C'est alors que je les ai vues. Elles sont sous mes yeux dans la plupart des appartements, une population variée qui respire à sa manière, participe à l'élan vital de la planète, grandit, fleurit, donne des bourgeons : des fleurs et des plantes en pot. Elles vivent. Nous sommes donc de la même famille."

12 avril
"Tout a changé. Les zombies ont leur place aux côtés de Copernic, de Darwin et de Freud : ils nous infligent l'ultime blessure narcissique. Nous savions que nous n'étions pas le centre de l'univers et de la nature, ni maîtres de nos pensées. Dorénavant, nous savons que nous ne sommes plus qu'une espèce en danger, reléguée dans des terriers. Nous avons été expulsés de la place que nous croyions occuper et qui nous rendait si arrogants. C'est un changement métaphysique. J'habite une contrée nouvelle dans laquelle l'homme n'est plus qu'un point à la marge. Une survivance."

25 avril
"La folie est un outil, c'est mon char d'assaut. Je m'y réfugie pour faire barrage à la folie du monde."

7 mai
"Les tuer est simple : il faut leur tirer dans la tête. C'est un art que je rêvais de pratiquer depuis longtemps. Réaliser ce désir n'est pas un maigre contentement, je l'avoue. C'est pas la fête foraine : c'est mieux."

25 mai
"Les immeubles abandonnés et la flore qui reprend peu à peu ses droits habillent Paris de parures inédites. Maintenant qu'elle ne sert plus à rien, j'aime cette ville. Je m'y sens chez moi. Il fallait la débarrasser des parasites du travail et de l'agitation commerciale, des bars et des conversations idiotes. Elle respire enfin, et se détend, sa beauté n'a jamais été aussi éclatante."

29 juin

"L'absence d'intelligence de vous empêchera pas de conquérir le monde, en revanche vous n'arriverez pas à attraper le pot de confiture posé en haut de l'armoire. Putain d'ironie."

Commentaires

  1. J'ai beaucoup aimé Je suis un dragon du même auteur, j'aimerais beaucoup lire celui-ci :)

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    1. Oh cool! Je voulais justement chercher de quoi lire du même auteur plus tard.
      Je ne savais pas qu'il écrivait sous plusieurs noms/pseudonymes, belles découverte, merci ;-)

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